sous le cerisier

Comment conserver ses fruits d’été

Quand nous avons choisi notre maison, il y a bientôt un an, l’une des choses qui nous a décidé, c’est le jardin. Nous rêvions d’un potager, de poules, d’un verger, et de plein d’espace pour courir, se cacher et rêver. Notre maison a tout ça (sauf les poules mais on y travaille…)! Et c’est le premier été où nous en profitons.

Cerises prêtes à cueillir!

 

Nous avons notamment un grand verger, avec plein d’arbres et d’arbustes fruitiers, tellement qu’on pourrai en faire une liste à la Prévert: quatre cerisiers, un noisetier, quatre pommiers, un abricotier, un mirabellier (c’est papachat qui est content!), un cognassier, des framboisiers (un peu en piteux état faute de soins durant un an, mais petit à petit ils se requinquent!), des groseilliers. Des petits nouveaux sont venus se rajouter depuis notre installation: deux autres pommiers, un poirier (l’arbre de ptitchat), un mûrier. Et côté potager, on ajoute encore un autre cerisier, des fraisiers remontants qui donnent de mai à octobre, et des fraisiers des bois qui se nichent sous les haies. Il ne nous manque vraiment que les ratons laveurs!

J’adore l’idée de manger ce que l’on a pris soin de faire pousser (ce qui explique le potager que nous avons aussi installé, mais ce n’est pas l’objet du jour), mais il faut bien le dire, dans un jardin, tout arrive en même temps. Je me lance donc cette année dans un grand plan de conservation des fruits d’été, après avoir commencé des expérimentations en fin de saison l’an dernier. Voici comment j’ai l’intention de m’y prendre pour profiter de ma profusion de fruits en saison, et hors saison!

La préparation

En amont, il faut préparer le terrain, c’est à dire tout ce qui peux servir à conserver les fruits: si on a un congélateur, le ranger, consommer ce qui doit l’être, et idéalement le dégivrer un bon coup (la saison commence, c’est maintenant qu’on va le remplir pour l’hiver!), ressortir tout les bocaux à confiture et à conserve et les laver si ce n’est pas fait, les boîtes plastiques (vive la récup’ et les barquettes de glaces de l’été dernier!), les bouteilles, et aussi acheter quelques kilos de sucre d’avance, voir de l’alcool de fruit…

Puis, il faut penser à cueillir. Oui oui. C’est à dire cueillir régulièrement! Tous les jours idéalement, surtout pour les fruits d’été fragiles comme les fraises, et surtout lorsque la météo est agitée ou à l’orage (les fruits « passent » plus vite par temps orageux). Alors j’avoue, si pour nous cueillir les fraises est un vrai plaisir, les cerises cela devient nettement plus acrobatique, et associée à une météo pas franchement avantageuse, nous n’avons pas cueillit beaucoup de burlats cette année. Qu’importe, nous nous sommes vengés sur les tardives, même si l’usage n’est pas le même!

Des fraises pas (trop!) attaquées par les limaces!

La conservation

Une fois cueillis, en fonction du nombre de personne, de la quantité, des fruits, décider tout de suite de ce qu’on en fait: consommation immédiate ou conservation? Dans le premier cas, bon appétit! Sinon, quelques idées pour transformer sans attendre (=sans que les fruits s’abîment)…

#1 La conservation tel quel: la congélation. Certains fruits d’été de mon jardin supportent bien la congélation, pour peu qu’ils aient été préparés avant. C’est ainsi que je congèle mes groseilles (équeutées et lavées), mes cerises (équeutées et dénoyautées), mes mûres (et celles du champs voisin!), mes framboises, pour être ensuite intégrés en pâtisserie, dans des smoothies ou des glaces express (parce que bon, une fois décongelés, la texture n’est pas tout à fait la même).

Groseilles presque mûres!

#2 Je congèle aussi certains fruits que j’ai l’intention de transformer avant la fin de la saison (confiture ou coulis), mais pour lequels j’attend d’avoir une récolte suffisante pour faire plusieurs pots: fraises (je mets toujours les moins jolies de la récolte du jour au congélateur, une fois lavées et équeutées, quand j’en aurai assez je ferai quelques pots… mmhh!), coings lavés et coupés, en gardant peau et trognon si je veux faire de la gelée, pommes idem, abricots lavés,  dénoyautés et coupés en deux…

Une belle qui a finie dans l’estomac de ptitchat!

#3 J’essaie aussi quand je fais des gâteaux ou tartes avec mes fruits d’en faire le double. Un gouter de plus au congélateur pour les dimanches hivernaux!

Ptitchat en pleine action

#4 Je prépare aussi de grosses quantité de compote en saison, avec les pommes, que j’agrémente de cannelle ou d’autres fruits d’été (mes groseilles congelées plus tôt par exemple!). Une fois refroidie, je la mets en barquette de glace au congélateur.

2kg d’abricots tout juste ramassés
Abricots après cueillette: en compote, à congeler, et quelques uns à manger de suite!

Et si l’on n’a pas de congélateur? On peut faire plein d’autres choses!

#5 Les incontournables confitures bien sûr, j’en fait toujours plein, pour nous ou pour offrir… J’aime bien les associations originales: mûres-basilic, gelée de coing au thym, abricot-lavande… Et j’en fait même avec des « déchets »: lorsque je prépare plusieurs pommes à la chaîne, pour une tarte ou de la compote par exemple, je mets de côté pelures et trognons, que je congèle. J’en ai pas mal? Je décongèle, pour faire quelques pots de gelée de pomme, aromatisée suivant l’humeur du jour.

Oui oui, il y a toujours du sucre d’avance chez moi…

#6 Les pâtes de fruits: j’avoue, j’en fait très peu, et elles ne durent jamais longtemps, donc ce n’est pas vraiment un moyen de conservation chez nous!

#7 Les fruits au sirop: je viens d’en faire plusieurs pots, avec des cerises. C’est aussi mon objectif de la fin de l’été, avec des abricots et des pêches du maraîcher du coin! Il faut absolument que je teste, je reviendrai vous dire!

#8 Les alcools de fruits, ou de noyaux de fruit. Nous avons fait de la liqueur de noyaux d’abricot l’été dernier, c’est un pur délice! Je vous mettrai la recette cet été si nous en refaisons…

#9 Les fruits séchés: j’ai la chance d’avoir une cuisinière à bois dans ma cuisine, et cet automne, avec la profusion de pommes que j’ai eu, j’en ai fait sécher. Des tranches coupées très fines, posées sur un papier sulfurisé, sur le coté le moins chaud du poêle. Le résultat est bluffant, même s’il faut bien surveiller pour que cela ne brûle pas. Par contre dans la durée, je ne peux pas vous dire: tout a été dévoré très vite! Car cela prend de la place de les faire, et on n’en fait pas beaucoup à la fois. Ça doit être possible de faire de même dans un four qui refroidit après avoir fait cuire quelques chose, ou alors réglé au minimum. Si vous testez, dites-moi!

#10 Les sirop de fruits: j’ai eu tellement de cerises que j’en ai fait une bouteille. Je ne l’ai pas encore goûté, mais si je trouve que les cerises perdent un peu de leur goût en confiture, en sirop c’est plus fidèle!

#11 Les fruits confits: en même temps que le sirop de cerise, j’ai fait un petit pot de cerises confites. Pour être honnête, ces cerises confites auraient dû être mon sirop, mais je les ai laissé longtemps sur le feu, puis une fois refroidies je ne m’en suis pas occupé de suite. C’est le lendemain, en les voyant oublié dans la casserole, que je me suis rendues compte qu’elles étaient déjà bien prises dans leur sirop. Je leur ai fait reprendre un bouillon, pour environ un quart d’heure, et sans les oublier cette fois je les ai mises en pot encore bouillantes. Elles étaient dénoyautées, elles se sont un peu affaissées dans le pot, elles n’en ont pas moins l’air délicieuse!

Et vous, conservation ou consommation immédiate?



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