sous le cerisier

Le point sur le zéro déchet à la maison

Bien engagée dans une démarche volontaire de réduction des déchets depuis plusieurs mois (années?), le salon primevère de mars dernier m’a reboosté et donné l’envie d’aller encore plus loin. J’ai mis en place tout un tas de nouvelles petites choses, en plus de ce que je faisais déjà.

Ce qui est bien quand on y va progressivement, c’est que c’est finalement assez facile à mettre en place, pas trop chronophage, et que les nouvelles habitudes ont le temps de s’ancrer avant d’en rajouter de nouvelles.

Il y a certaines choses que je fais depuis longtemps, par exemple mes savons maison, mais ce n’était pas dans une démarche de réduction des déchets au départ. Puis, j’ai mis en place pas mal de choses pour les enfants, sur un temps finalement assez long. Je me suis mise à cuisiner certaines choses plutôt que de les acheter (compote, crème dessert, yaourts, biscuits quand je trouve le temps).

Depuis l’automne dernier, l’arrivée dans notre nouvelle maison en fait, on a pu déjà s’améliorer sur pas mal de chose: compostage (merci la communauté de commune, qui propose des composteur bois à 20€!), progression sur l’achat de produits en vrac avec stockage dans de jolis bocaux (je manquais de place avant), réutilisation des boîtes alimentaires type boîte de glace, de fromage blanc, pour congeler des choses. J’ai aussi acheté (d’occasion) une yaourtière, on consomme des yaourts à un rythme important, d’autant plus depuis que ptitchat est diversifié et qu’il adore ça. Il faut le voir battre des mains et des pieds quand il voit arriver un pot de yaourt pour lui!

zéro déchet
Mes jolis bocaux

Mais là, depuis 3 mois, c’est l’envolée! J’ai l’impression d’être passée au niveau supérieur. En vrac, nous avons maintenant des « stations de mouchage » dans la maison (il faut que je vous décrive ça plus en détail tout bientôt), des jolis sac à vrac pour le maraîcher et le magasin bio, des tawashi tissés et un cake vaisselle à coté de l’évier, certains produits d’entretien définitivement remplacé par du fait main (produit pour les toilettes notamment). Bon j’ai essuyé un échec quand même, j’ai abandonné la lessive au savon de Marseille, car vraiment je trouve que le linge ressort avec des tâches (surtout le linge des ptitschats).

zéro déchet
Mouchoirs lavables et nos fameuses « bavouilles », à portées de main dans la cuisine

J’essaie aussi de tirer partie en cuisine de mon gros congélateur: plus de pâtes à tarte toutes prêtes depuis des années, par contre quand j’en fais je les fais par 3, et celles que je ne cuisine pas partent au congélateur. De même pour les plats cuisinés maison (vs. les industriels), les biscuits et gâteaux que je congèle en portion individuelle pour les ressortir au compte goutte selon les besoin. De plus en plus cela devient un automatisme, dès le moment où je fais mes courses puisqu’à ce moment là je double ou triple mes proportions pour pouvoir cuisiner en une fois deux ou trois portions.

Il me reste quand même une bonne marge de progression pour un vrai zéro déchet, le plus gros des déchets non-triables restant des emballages alimentaires: pas toujours le temps ou l’énergie de faire plusieurs petits magasins pour acheter sans emballage ce que je trouve en une fois au supermarché. Car malgré des courses hebdomadaires au maraîcher du coin (où l’on trouve aussi fromages et viandes très locaux), les grosses courses me restent indispensables, un peu pour du frais, et beaucoup pour l’épicerie, et cela grossit vite les poubelles une fois tout déballé. Les bouteilles d’eau pétillantes aussi, que nous consommons pas mal en été, finissent par remplir notre poubelle. Certes, en théorie cela se recycle, mais ça reste du plastique. D’un autre coté, acheter un n-ième appareil électrique pour avoir des bulles dans l’eau, ça me paraît un peu déraisonnable… Il ne me reste plus qu’à en consommer avec modération 🙂

 

 



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