sous le cerisier

Faire des abricots au sirop (et des cerises, des pêches, des prunes…)

Ca y est, nous y sommes: notre bel abricotier est en train de se délester de ses beaux fruits jaune-orangés, sucrés et fondants, directement dans l’herbe de notre verger. Et les premières à en profiter sont les fourmis! C’est donc armée de mon petit panier que deux fois par jour, matin et soir, je pars à la chasse aux abricots tombés dans l’herbe, bravant limaces et insectes de tout poil (ouf, pas encore de frelon cette année!), afin de récupérer le précieux butin.

Sauf que… Sauf que comme je l’ai écrit précédemment, dans un jardin tout arrive en même temps. Le premier jour, j’ai récupéré une vingtaine d’abricots. Je n’avais pas vu qu’il avaient commencé à tomber, donc certains devaient être là depuis 2 ou 3 jours et avaient commencé à se faire dévorer. Le lendemain, j’y suis retourné, j’en ai ramassé une dizaine. Puis autant le soir. Puis une quinzaine le matin, et plus encore le soir. Et là ce matin, plus d’une vingtaine. Donc il est temps, vraiment, de me lancer dans un plan de conservation, sans trop saturer mon congélateur, et pour cela, il y a une méthode qui a fait ses preuves: les fruits au sirop!

Pour conserver ses fruits au sirop, il est préférable de garder les plus beaux fruits, mûrs mais pas passés. Les laver rapidement sous l’eau, et en fonction, les dénoyauter ou non: oui pour les abricots, les pêches, les nectarines, les grosses prunes, qui sont à détailler en oreillons. Non pour les cerises, les mirabelles et autres petites prunes, trop compliquées à dénoyauter sans trop les abîmer, et qui surtout riquent de s’affaisser dans le pot.

En parallèle, j’ai stérilisé plusieurs grands pots, plus que ce dont je pensais avoir besoin: je les ai immergé dans de l’eau bouillante durant au moins 1/4 d’heure. Je crois qu’on peut aussi stérilier les pots au four, je ne l’ai jamais fait, j’utilise généralement ma grosse bassine à confiture qui va bien pour ça.

J’ai donc soigneusement ouvert mes abricots en deux, et je les ai placé au fur et à mesure dans mes pots stérilisés, en prenant garde de les mettre coté noyau vers le haut. Ainsi, au moment de couler le sirop, il y a moins de poches d’air, et le sirop se répartit mieux. On peut si on est puriste ébouillanter 2 minutes les oreillons, afin de tuer tous les germes. J’avoue, je zappe cette étape, par manque de temps…

Il faut bien bien remplir les pots, les abricots (et les autres fruits!) vont se tasser sous l’effet de la chaleur, et laisser plein de place, si bien qu’on a une impression de pot à moitié vide sinon (ici par exemple je n’ai pas assez rempli!).

On peut ensuite préparer le sirop, au choix léger, moyen ou lourd, en fonction de la quantité de sucre. Généralement, pour un litre d’eau on met de 250g de sucre (sirop léger) à 750g de sucre (sirop lourd). Pour ma part je mets généralement moitié moins de sucre que d’eau, environ 500g, et ça me va bien. Il faut couler ce sirop encore bouillant sur les fruits, lentement pour qu’il se répartisse bien entre les fruits. Agiter un peu le pot lorsqu’on arrive en haut, pour chasser les dernières bulles d’air, et finir de remplir le pot. Refermer de suite.

Enfin, il faut maintenant stériliser les pots. Pour cela, les immerger complètement dans de l’eau bouillante durant une grosse demie heure.

En arrière plan, ma compote, avec les abricots trop mûrs pour être mis au sirop

Une fois refroidit, les stocker à l’abri de la lumière, et des regards si vous ne voulez pas qu’ils soient mangés trop vite!

On peut bien sûr aromatiser tout ça, et rajouter la petite touche qui fait toute la différence: un brin de lavande dans les abricots, une gousse de vanille fendue dans les pêches… Pour ma part, j’ai ici un cadeau de fin d’année tout trouvé pour les maîtresses: des « rayons de soleil au sirop »!

Petit bonus du jour: pour les pots de confitures, fruits, et autre, pitié, n’achetez plus d’étiquette autocollante! Ca coûte cher, les formats sont limités, et surtout, ça se décolle mal! La bonne astuce à la place, c’est de préparer les étiquettes sur du papier simple (blanc, couleur, quadrillé, ce que vous voulez), d’écrire dessus avec un stylo ou marqueur, et de coller avec du lait. Oui oui, trempez simplement le papier dans le lait, puis appliquez sur le pot. Ca tient très bien au frottement et au temps, mais pas du tout à l’eau, si bien que le jour où le pot est vide, décoller l’étiquette se fait sans aucune difficulté!



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